Sens Critique Volume 2




Quand l'UAG se privatise

Comme nous l'avons dit, répété voire crié, le service public se privatise en long et en large.

Résumé de l'épisode précédent,
les professeurs (les fonctionnaires de manière générale), les écoles (les institutions publiques..) manquent de moyens. Le peuple qui détient le pouvoir demande un effort du gouvernement au niveau de l'éducation. Gouvernement qui semble d'avantage préoccupé des dérives des autres pays que des siens.

Aujourd'hui,
une virulente épidémie frappe les fonctionnaires et le service public globalement prenant les postes, les primes (les 40%,...), la retraite au passage.
Des réformes mettent le servic public en alerte rouge. Service qui crie, hurle son désarroi dans la rue qui ne semble pas inquiéter un gouvernement dont les acteurs sont protégés (ceux de droite comme ceux de gauche) par un bouclier fiscal réputé chez les grands guerriers de la haine et de la pauvreté.

Mais, un malheur n'arrive jamais seul.

En effet, l'université avance avec son temps et, désormais, sélectionne ses étudiants. Maintenant, les fonds seront répartis dans les universités selon le nombre d'étudiants présents aux examens et non le nombre d'inscrits. Par cela, à quoi bon accepter un étudiant qui sort d'un bac "à rabais" et qui veut s'émanciper dans une fac qui n'a rien à voir avec sa formation ?
Pourquoi un jeune qui sort d'un bac STG voudrait-il étudier les sciences à Fouillole ?
La réponse est claire, il est là pour la bourse et comme c'est à perte pour le gouvernement...

Aujourd'hui l'heure n'est plus à l'évolution mais à la régression !!

Rappelez-vous de l'époque Mai 68 où les étudiants étaient des fils de riches et les ouvriers des fils d'ouvriers.
Cette sélection n'est qu'un début. Début d'une histoire noire pour nous les jeunes.
Le prix de la licence augmente,
la côtisation à la sécurité sociale augmente,
le nombre de professeurs diminue,
le pouvoir d'achat diminue alors que la bourse stagne,
les conditions d'accès à l'université se durcissent...

Comment vous voyez-vous dans 1,2,3 voire 4 ans ? Ou, pire, comment voyez-vous vos enfants étudier ?
Notre avenir est-il de devenir comme les Etats-Unis ? Le pays le plus riche (pour l'instant...) et le plus contesté du monde ?

Rentrée 2008

Petit point sur la rentrée 2008.

Après une année scolaire ou universitaire 2007-2008 forte en réformes et en grèves, l'heure des dépenses à sonner. Bacheliers ou déjà étudiants, les problèmes sont les mêmes : les frais d'inscriptions augmentent, la bourse est insuffisante,...
Beaucoup diront qu'on connait ce refrain mais le couplet qui suit est pire.

D'après l'unef, "
le coût mensuel de la vie étudiante augmente de 5,9% en moyenne cette année" ce qui s'explique par :
- "
la hausse des loyers d’emménagements"
- "
l’augmentation des produits alimentaires (+6,9%)"
- "
l’augmentation des droits d’inscription (+4.3% en moyenne)"
- "
les aides augmentent de manière très insuffisante (2,5% pour les bourses, soit un point de moins que l’inflation)".

Cependant, parmi les 10 mois de cours, Septembre semble le plus synonyme de galères étudiantes. En effet, l'absence d'aide financière pour ce mois (aide au logement et bourse) est un frein à l'entrée ou à la continuation des études.

Nous devons toutefois saluer le gouvernement car la bourse a connu des progrès : "
6e échelon de bourse et augmentation de 50 000 boursiers échelon 0". Le seul problème est que cet effort du gouvernement concerne moins de 10% des étudiants. Ceci dit, comment s'attendre à mieux d'un gouvernement qui pense que la majorité des étudiants s'inscrivent pour bénéficier d'un "RMI étudiant".

Lien : www.unef.fr



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ADEF
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