Voici un témoignage qui, selon l'équipe, complète assez l'article précédent. Nous profitons de l'occasion pour rappeler que le débat est tout à fait ouvert aussi bien en commentaire sur le blog que sur le mail adef971@hotmail.fr.
Il y a le problème de l'identité en toile de fond de ce mouvement, qui n'est même pas soulevé dans ce commentaire, et qui est pourtant crucial : on nous dit que c'est pour les guadeloupéens, mais, qui sont ils, ces guadeloupéens ? En bénéficieront tous les résidents guadeloupéens ou seulement les gens d'origine guadeloupéenne...?
Car tout le monde le sait, la différence est encore ici faite sur cette nuance. En ce pays de fortes discriminations, de toutes sortes, soumis à de forts blocages mentaux, dus à une méconnaissance de sa propre histoire, et du monde qui l'entoure, comment voulez vous faire avancer les choses si rien n'est mis à plat, si nul ne définit le socle sur lequel les choses vont pouvoir se construire ? Après seulement, on pourra demander qui va construire, comment le construire, etc...
"Revendication", quel joli mot. Mais autant il est indissociable du mot grève, autant il l'est aussi de concertation, de mise en débat, de projet. Or, je ne vois rien de cela.
J'en conclu que le mouvement est logiquement voué à l'échec.
C'est facile de dire que les choses ne vont pas, autrement plus que de proposer des solutions, qui sont totalement absentes du discours du LKP. Or, quand on ne propose rien en remplacement, c'est qu'après tout, ou on est pas assez compétent pour le faire, ou on a pas envie que ça change.
Peut être est ce là aussi un appel au peuple, une envie de le solliciter, de l'inciter à réfléchir sur ces questions, et proposer son aide. Ces gens n'ont pas la prétention de détenir toutes les solutions entre leurs mains, il faut les aider. Je ne vois personne qui à travers les blog, ne propose des projets, des pistes de solution. Ce n'est pas normal. Tout le monde est là pour foutre le dawa, mais dès qu'il s'agit de se retrousser les manches pour des travaux de long terme, donc des choses viables, pour nous, mais aussi ceux d'après, qui ne nous concernent pas directement, alors là par contre, IL N'Y A PLUS PERSONNE.
Mais y'a quand même une sacrée bande d'égoistes alors qui sont en train de paralyser tout le pays !!!
Et vous voulez que ce soit à eux qu'il reviennent le mérite d'avoir fait changer les choses ?
Sérieux ?
Ben an ka di zot, fè sa ou vlé, mé pa vin chyalé apré pas biten la pa kon sa ou té ka imajiné....
Mwen, an pa adan...
En plus, ce mouvement va à l'encontre de la constitution française, et de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen, qui stipulent que chaque individu a droit à la liberté de mouvement et que les conditions de paix et de calme social doivent etre remplies pour en permettre le plein exercice. Ce n'est plus une grève, c'est un blocage, une contrainte : c'est l'usage de la force pour imposer ses idées, c'est à dire finalement, une dictature, un pouvoir autoritaire.
Je ne cautionne pas cela.
Egalement, certaines revendications se basent sur la discrimination : la préférence régionale à l'emploi par exemple, alors que dans le même temps, on dénonce ce genre de pratiques pour les ultra-marins arrivés en métropole... Il faut choisir ! Ou bien on est pour ces pratiques, ou bien on est contre, et je vous le garanti, il vaut mieux être contre : après c'est la porte ouverte à d'autres discriminations. Pesonnellement, je préfère les recrutements fondés sur les qualités, et les capacités. Il est certain cependant qu'à qualités et capacités équivalentes, pour certaines catégories de personnels, et je pense notamment à tout ce qui touche la culture, il est préférable d'embaucher quelqu'un qui a grandi dedans. Mais, ce ne doit jamais être qu'un des critères annexes d'embauche, et non, le seul.
Je pense que ce mouvement est la chance d'une occasion d'ouverture d'esprit, il faut la saisir. Malheureusement, certains ne sont pas prêt de la voir passer, encore une fois... Ce sont ces comportements là qu'il faut changer car on doit tous être capable de s'écouter, avant de chercher à se répondre.
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